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Dépression ? entre amour profond et détresse intense

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Nitocris
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Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Nitocris » 14 mai 2014, 12:40

Bonjour à tous et à toutes,

J'ai 26 ans et il y a deux mois j'ai mis au monde mon premier bébé, un magnifique petit garçon. On en parlait depuis un moment avec mon compagnon mais on avait remis le projet a plus tard , suite à un oubli de pilule notre pti lou a été conçu et il nous est alors parut évident de le garder. La grossesse c'est plutôt bien passée malgré une sciatique persistante qui m'a beaucoup immobilisée. De plus nous avons une situation bien particulière, nous sommes expatriés et vivons donc à l'année en egypte, ou j'ai vécu toute ma grossesse recentrée sur moi, mon couple, le bébé loin de la famille et des amies et amis de longues dates, mais c'était un sentiment merveilleux que de sentir grandir ce petit être en moi, je débordais d'amour et de tendresse pour ce pti lou. De plus au vu des évènements politiques j'étais sans activité professionnelle depuis un bon moment. Je crois que je vivais déjà trés trés mal cette inactivité latente et peut etre que mon sentiment dépressif vient de ca aussi. Bref je rentres en France au 7 ème moi, a attendre chez mes parents la venue de mon homme et de notre fils qui pointeras son nez 16 jours en avance. Longue attente. L'accouchement se passe relativement bien et le séjour à la maternité super bien, nous étions parfaitement encadrés par les sages femmes, je me sentais fatiguée certes, mais sereine et épanouie dans mon role de maman tout en ayant du mal a réaliser que ce pti lou venait de sortir de mon corps. J'ai toujours du mal à réaliser d'ailleurs.
Et puis tout s'écroule au retour chez mes parents, je m'éffondres en larme en rentrant dans notre chambre, submergée par une vague de panique intense qui m'empêche même de prendre mon enfant dans mes bras et m'oblige a m'éloigner physiquement de lui. Pour moi rien n'est pret, nous avions tout pour le bébé mais rien n'avait été installé...rien de grave en soi, mon conjoint arrive a me calmer, et moi prise d'une culpabilité sans mots j'enfouis ce sentiment de terreur au fond de moi. Les jours suivants sont hauts en couleurs, j'assure a 100% les soins du bébé et l'allaitement ( malgré que je ne soit pas accro a ca ), et en meme temps je passe par des phases de désespoir profond, des crises de larmes et des crises d'angoisses. Je met ca sur le compte du baby blues et continue tout de go, ca fait partie du package bébé. Le papa ultra présent, déchargé pour le coup de la phase biberon, bosse ces demis journées sur une cheminée chez mes parents. Je me retrouve alors seule avec le pti gars et des idées d'abandons me viennent refoulées illico par un sentiment de culpabilité intense. Je me sens une mauvaise mére, j'ai l'impression d'être a coté de la plaque, je suis terrorisée par les pleurs de mon pti lou qui pourtant a ce stade ne pleur que pour réclamer à manger. Je me dit que quelque chose cloche mais pourtant il n'y a aucunes raisons, mon fils va bien, je vais bien, nous nous aimons avec mon homme et sommes bien entourés.
15 jours après la naissance nous nous installons en Touraine d'ou est originaire mon compagnon dans un appartement meublé rien que nous trois. J'appréhende a fond et en meme temps c'est la, notre famille enfin, juste tous les trois, ce dont nous révions. Mon conjoint en congé sans solde pour 6 mois ( et oui on a du arreter de travailler pour rentrer en france mettre au monde mon fils et nous en occupper jusqu'a notre retour en egypte en septembre prochain) m'aide comme il peut, mais j'en fais beaucoup, sans doute trop, refuse de me reposer malgré mon épuisement et mes larmes. Passé le cap du pic de croissance du pti bou, quelques repéres pris, je me met a aller mieux, nous avons beaucoup de visites et cela me permet de garder la tete en dehors de l'eau, ou de faire semblant je ne sais pas trop. Je me dit que c'est normal d'etre ainsi submergée, que ca va passer, mais ca revient chaque matin insidieusement. Peu a peu je commence à avoir la sensation d'étouffer, je ne fais strictement rien d'autre que de me donner a 100% pour mon fils, nettoyer la maison, faire les repas, et de son coté mon compagnon qui m'aide le matin en s'occuppant du petit pendant que je dors encore un peu, et qui le baigne, sort le soir, bosse au black toute la journée pour faire rentrer des sous, et je lui en veux terriblement. Il ne me comprend pas, dit que je suis jalouse, et que de toute facon il ne peut pas faire plus puisque j'allaites. J'en viens à hair allaiter et en meme temps j'aime ca , j'aime avoir mon fils tout contre moi. Mais rester seule avec lui devient une source d'angoisse latente, et je commence à ne plus pouvoir dormir la nuit terrorisée par le moindre grognement de mon fils " il va se réveiller???". Je doute de toute ce que je fais avec lui, est ce bien? j'ai l'impression de me noyer dans ce role que je vois comme une prison. Pourtant j'ai toujours voulue un enfant, etre mére me paraissait naturel, mais la j'en viens a regretter de l'avoir fait, regretter ma vie d'avant, et plus j'ai ce genre de pensées plus je me déteste, plus j'ai envie de me faire du mal, plus je detestes mon homme quand il me regarde avec notre fils qui ne se calme pas et qui me dit " ba c'est qu'il a faim" en me le tendant comme si j'étais l'unique solution...j'ai l'impression de ne plus exister, de sombrer doucement, et pourtant je l'aime notre fils, je déborde d'amour, mais par moment je ne peux plus. Je ne sais plus quoi faire, je me sens prisonniére de l'allaitement mais je ne peux me résoudre a arreter, car comment arreter de lui donner le meilleur a mon pti bou? prisonnière de la maternité. J'aimerais avoir un projet a moi, un truc en plus, on me dit d'attendre que c'est une "passe" , mais j'ai l'impression qu'aprés plus d'un an d'inactivité la maternité vient me donner le coup de grace. Je rêve de biberons et de pouvoir aller faire mon boulot et rentrer a la maison contente de retrouver mon ti bou de chou et mon homme. seulement ca n'est pas l'ordre des choses, et c'est ce que me rappel sans cesse mon conjoint: " c'est pas parcque toi tu peux rien faire que moi je ne peux rien faire"....coup de grace, et voila mon moral au plus bas.
Je ne sais plus quoi faire, j'ai l'impression de me battre contre moi même, on me conseil de déléguer mais a qui ? je n'ai pas d'amies ici pour ne serais ce qu'évacuer un peu, ma mére bosse mon pére est en chimiothérapie, la mére de mon copain qui habite a deux pas vient de se briser une cheville et a des problémes d'alcool.
Je m'en veux tellement d'etre comme ca, et pourtant je sourit fait comme si de rien n'était, car comment expliquer tout cas ? qui comprendra ?
Je devrais être heureuse, je le devrais... ou est l'épanouissement total ?
ou suis je ?


Nitocris

weshallovercome
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par weshallovercome » 14 mai 2014, 13:13

Où tu es ? en Bluesnation maintenant, donc plus dans le néant ! :) sois la bienvenue parmi nous.
Si tu as parcouru d'autres posts, ainsi que les textes du site (explications et témoignages), tu as sans doute déjà compris que tu n'es pas la seule à vivre ta maternité comme une épreuve, bien éloignée des promesses "que du bonheur" de la légende dorée :mrgreen: C'est douloureux, mais on peut s'en sortir !
L'isolement, les déménagements, l'inactivité, peut-être un certain déracinement, ont certainement leur part dans ton état d'esprit. Outre ces circonstances, devenir mère est un bouleversement existentiel profond qui demande parfois un accompagnement pour être bien vécu. As-tu envisagé de consulter un psychologue pour trouver le soutien professionnel qui t'aiderait à tout démêler, à retrouver le moral, à entrer sereinement dans ta peau de maman ?
Concernant l'allaitement au sein, arrêter ou continuer n'est pas une décision facile. Beaucoup ici ont arrêté pour pouvoir retrouver de la sérénité, mais plus d'une (dont je suis) a voulu poursuivre parce qu'elle ressentait cette façon de nourrir bébé comme un chemin de proximité. Il existe aussi des solutions médianes : faire du mixte (un peu de sein un peu de bib, à doser selon les besoins de bébé et le rythme qui te convient). Tu pourrais recueillir des conseils utiles à la PMI ou auprès de certaines associations ... Par ailleurs, ici même, dans le bloc "vécu de maternité", il existe un post sur le sujet.
Sur le point de l'aide matérielle, tu as sans doute droit aux services d'une TISF (technicienne d'intervention sociale et familiale), une sorte de femme-relais qui va t'aider en fonction de tes besoins; ce service est souvent pris en charge au moins partiellement, par la CAF ou le conseil général.
Par ailleurs, ton conjoint me rappelle le mien à estimer que je devais être sur le pont tout le temps "puisque c'est toi qui donnes le sein" ... sauf que faire digérer le bébé, l'endormir, le baigner, etc, ça ne requiert aps d'avoir des seins :diable: j'espère qu'il entendra ! il aura tout à y gagner car ça le rendra plus familier avec son fils ...
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Tendresse
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Tendresse » 14 mai 2014, 13:16

Bienvenue Nitocris.

Ici, on peut te comprendre, on est beaucoup à en passer par là, à douter, à culpabiliser.

Déjà, oublie le "je devrais", une naissance, c'est une découverte, apprendre à se connaître avec bébé, ce n'est pas "si naturel" que ça, il y a des hauts, des bas, des repères à trouver et des angoisses. Ça n'empêche pas que tu puisses être heureuse à certains moments, mais ce n'est pas tout rose non plus.

Pour la question de l'allaitement, tu dis que ça te pèse mais aussi que ça te plaît. Ne te sens pas "obligée" si ça ne te convient pas, les repas, c'est un moment de complicité avec bébé, si tu penses que tu te sentirais mieux avec le biberon n'hésite pas, mais si tu y trouve du positif, si ça te fait du bien continue, il n'y a que toi à décider de ça.
Et tu peux aussi, pour déléguer, utiliser un tire-lait, que le papa puisse lui donner aussi le biberon de temps en temps. (après deux mois d'allaitement, il n'y a pas de problème)

Le coup de te le refiler quand il pleure en disant "benh il a faim", mon compagnon le faisait aussi, il n'arrivait pas à le calmer hop, il a faim, tiens, prends le.
Bon, ça me faisait plutôt rire et s'il n'avait pas faim je lui disais "ah non, il veut qu'on le berce ou qu'on s'occupe de lui", c'était sa technique pour que je m'en occupe.

Te reposer, je ne peux que te conseiller de le faire, ce n'est pas humainement possible de tenir le coup longtemps en assumant autant de choses, prends du temps pour toi sans culpabiliser, le ménage peut attendre et les plats préparés ça existe (nous on en fait beaucoup depuis la naissance du petit)

Est-ce qu'il y a des activités que tu pourrais faire dans ta région ? Soit seule en laissant peut-être le petit à son papa ou même avec bébé.

Est-ce que tu consulte quelqu'un pour parler de tout ça ?

Nitocris
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Nitocris » 14 mai 2014, 13:42

Merci pour vos réponses!
bon j'essaye de ne pas pleurer en vous lisant car papa est autour ! dur dur il va partir bosser sur la maison de sa maman cette aprés-midi et je redoutes deja d'etre seule avec mon fils qui pleure d'ailleurs (tototte de perdue). Je sais que je ne vais pas tenir à ce rythme la... oui j'ai regardée il ya des activités par chez moi, du yoga notamment mais c'est le soir et pour le coup je "n'ose" pas bébé et papa tous seule, d'autant que ca veut dire qu'il faut donner un bib ! on pourrais le faire.
idem pour le psychologue je sais bien que j'en aurais besoin, mais qui ? ou ?...
la encore je pourrais
comme je pourrais aussi passer au mixte et voir avec une halte garderie pour des demis journées dans la semaine...
toujours je pourrais
et toujours je ne fais rien et me fait passer aprés...
jusqu'a ce que je craque et qu'il faille me ramasser à la petite cuillière...
j'ai l'impression de savoir comment m'en sortir mais de ne pas arriver a mettre tout ca en place, peut etre inconsciemment que je ne veux pas m'en sortir aussi ....

weshallovercome
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par weshallovercome » 14 mai 2014, 13:51

Nous pouvons toutes avoir des résistances, voire des pulsions de sabordage, d'auto-destruction. Elles ne sont pas invincibles. La psychothérapie les démasque, leur enlève leur pouvoir.
Non seulement tu "pourrais", mais tu peux :) :
- tenter l'expérience du bib du soir avec papa pendant que tu es au yoga (cette discipline est si bienfaisante ! du reste, rien qu'avoir un moment à toi serait salutaire)
- tirer ton lait
- alterner bib/sein, même s'il faut tâtonner au début
- chercher un psy (au CMP du coin, à la PMI, par l'intérmédiaire d'un médecin ou d'une sage-femme ou d'un kiné ... nous pouvons aussi chercher dans le carnet de pros de l'association, il suffit que tu précises par message privé à une modératrice - pseudo en rouge ou orange- où tu habites)
- prendre contact avec la halte-garderie
- mettre le nez dans le site de la CAF pour te renseigner sur les TISF ...
Alors dit comme ça ça fait une liste monstre, mais rien ne t'oblige à tout faire d'un coup ! un pas après l'autre, avec patience envers toi-même :coeur:
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Nitocris
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Nitocris » 14 mai 2014, 21:05

fiouuu les pulsions de sabordages je connait et pourtant j'arrives toujours pas à m'en débarrasser. Je suis sortie me ballader avec mon loulou cette après midi, au moins dans la poussette il est calme , dort, et pour le coup mes angoisses avec. Passée devant la halte garderie mais pas eu le courage d'entrer me renseigner. Je vais essayer d’appeler demain. Par contre j'ai réussit a contacter la maternité du coin et ils vont m'envoyer les coordonnées d'un thérapeute. Lait en poudre commandé, le tire lait c'est un peu trop compliqué pour moi a mettre en place, il me faut quelque chose de simple pour éviter un éventuel craquage. reste à voir pour le yoga..
c'est fou ce que je peux me mettre des freins. Je dirais qu'aujourd'hui ca a été, peut etre aussi un peu beaucoup parcque j'ai pu ouvrir les vannes en écrivant ici . Pour le coup je me dit qu'en fait tout va peut etre bien, que j'ai paniquée pour rien.... mais ca n'est pas vrai ...C'est ce que je me dit pour éviter de voir la réalité en face.
Seulement maintenant je ne peux pas me voiler la face, faire comme d'habitude, ne rien voir jusqu'a l'implosion et l'hospitalisation ( j'ai deja eu un épisode dépressif il ya 10 ans qui a nécessité 9 mois d'hopital), parcque je ne suis plus seule, il y a mon fils....
il faut que je me bouge, que je me sorte de cet état qui me donne envie de me jeter par une fenetre par moment tellement ca me fait paniquer.

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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Tendresse » 14 mai 2014, 21:25

Super tout ça, tu vois comme tu peux faire les choses :super:

Le tire lait, pour en avoir utilisé et l'utiliser encore d'ailleurs, c'est pas forcément "si" compliqué qu' on dirait. Ce que je trouve le plus embêtant c'est de tout stériliser (mmmh la bonne soupe au plastique) mais bon, un bib faut aussi le faire. Après bah tu assemble le truc, tu le pose, ça fait "tchouk tchouk tchouk" et le bon lait est prêt ::d
Enfin, avec le lait en poudre ce sera très bien aussi :cote:

Nitocris
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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Nitocris » 14 mai 2014, 22:09

et merde ca allait jusque la et la juste avant de monter me coucher voila que la pti voix dans ma tête me dit: " tu peux pas continuer ta vie comme ca" et qu'une vague d'angoisse me submerge..... je suis terrorisée par ce petit être 100% dépendant de moi... terrorisée par ce lien indefectible... comme si la filiation me faisait perdre tous mes moyens.. c'est le mien, mon fils et pourtant contre toutes attentes c'est l'enfant que je voudrais soudain voir le plus loin de moi....et pourtant c'est la personne sur terre en qui j'ai l'amour le plus absolu..

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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par Lolalilou » 14 mai 2014, 22:51

Bonjour,

En te lisant je me vois des mois en arrière... être terrorisée par le fait d'être seule avec mon fils, ne pas savoir quoi faire, avoir le sentiment de de pas faire ce qu'il faut, me sentir prisonnière de cette vie, de ne pas supporter ces pleurs, d'angoisser pour la moindre chose, de passer mon temps à pleurer, d'avoir peur de ne pas faire face à ces nouvelles responsabilités, cet allaitement que je voulais maintenir coûte que coûte en disant "c'est bon pour lui", étais bourrée d'angoisses pour l'alimentation, le sommeil, regretter d'avoir voulu un enfant ... etc et tant d'autres chose que tu as écrites.


On ne naît pas parent, on le devient. Avoir un enfant peut être effrayant, car c'est un petit inconnu à découvrir et la relation doit se construire et s'installer et ça ne se fait pas aussi facilement pour toutes les mamans.
Il ne faut pas se mettre la pression. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire :triste1:
Mais je t'assure on y arrive, on trouve ces marques, la relation s'installe, la confiance est de plus en plus présente et on devient maman. :)

Courage. :coeur:
Maman j'ai besoin de toi Maman amour aime-moi Maman prends-moi dans tes bras Maman amie aide-moi. » Gérard Lenorman

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Re: Dépression ? entre amour profond et détresse intense

Message par weshallovercome » 15 mai 2014, 09:06

Nous sommes beaucoup à avoir ressenti ce que tu décris Nitocris. Se sentir débordée par la responsabilité, la difficulté de se familiariser avec un petit d'homme qui ne parle pas notre langue, les doutes, le manque de confiance en soi, la nostalgie du passé, l'angoisse, et même l'amour, si intense qu'il peut parfois faire peur. Marie-Astrid disait "tsunami émotionnel" ... Mais comme dit Tristan, peu à peu tout se construit ou reprend sa place, avec de l'aide.
Excellente idée d'avoir contacté la maternité pour avoir des coordonnées de psy :) excellente idée aussi de vous promener, de "regarder la vie tant qu'y en a", sans penser à rien. C'est à la fois de la détente et un début de complicité :coeur:
Comment sont les nuits ? le petit te sollicite ? et quand il dort, tu parviens à dormir, à avoir un sommeil réparateur ?
Ah, les tire-lait ... tout le monde n'y réagit pas de la même façon, du reste il existe plusieurs modèles. Si tu es vraiment motivée, tu peux en essayer d'autres, mais si tu ne sens pas l'affaire, ne te force pas. (Pour moi ça ne fonctionnait pas, je n'arrivais à presque rien pomper; mais je n'ai essayé qu'un seul modèle...)
"une maman qui te ressemblerait" William Sheller

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