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Bibliothèque: L'AME OBSCURE DES FEMMES... Des nouvelles de la maternité
 
Titre:      L'AME OBSCURE DES FEMMES... Des nouvelles de la maternité
Catégorie:      Autour de la grossesse-naissance
LivreID:      688
Auteurs:      M-C Dewarrat
ISBN-10(13):      2881084648
Editeur:      Editions de l'Aire
Date de publication:      1998-01-01
Number of pages:      162
Langue:      Non spécifié
Prix:      156.80 EUR
Evaluation:      0 
Image:      cover           Acheter maintenant
Description:     

Chez Marie-Claire Dewarrat nous retrouvons aussi le même refus d’une idéalisation de la maternité dans une représentation uniformément noire. Dans L’âme obscure des femmes : des nouvelles de la maternité?, les titres des nouvelles sont ironiquement inspirés de comptines et de chansons enfantines.  Elle règle ainsi leur compte aux clichés tentant d’embellir l’aventure de la mise au monde qu’on voudrait à tout prix gratifiante [?] Du courage, il en fallait pour oser dire ses sentiments soigneusement tus par une hypocrisie de bon aloi [?] [ces femmes] se rebellent contre la fatalité qui fait d’elles, au nom de l’amour, des donneuses de vie ou de mort au prix lourd de souffrances mal perçues par les autres, quand elles ne sont pas totalement occultées afin de ne pas écorner la belle idée qu’on se fait de la naissance en général. Dewarrat, moins engagée, moins « politique » que Cuneo et Grobéty, s’identifie difficilement à l’écriture féminine ou féministe, mais explore à sa façon divers aspects de la grossesse, de l’avortement et de la maternité vécus par des femmes dans des pays différents à différentes époques].  Se basant souvent sur des événements historiques ou religieux (Tchernobyl en 1986, la Vierge Marie à Nazareth), ainsi que sur des situations imaginaires (une femme qui « accouche » d’oeuvres artistiques), Dewarrat s’intéresse presque exclusivement à des représentations très négatives et curieusement c’est la mort plutôt que la vie qui domine ces portraits de la maternité. Chaque grossesse, chaque relation mère/enfant rencontre un problème soit interne (la mère ne veut pas de l’enfant) soit externe (mauvais environnement, l’intervention d’un personnage fou) et aucune ne peut être menée à terme de façon pleinement réussie. La mort (« L’enfant do »), le meurtre (« À la claire fontaine »), le suicide collectif et individuel (« Nous n’irons plus au bois » et « Jean de la Lune ») et la folie (« Am, Stram, Gram? ») sont partout et les nouvelles sont dominées par un sentiment de malheur et de désespoir, l’impression que personne ne peut échapper à son destin. Comme le résume le narrateur de « Jean de la Lune », né malgré les tentatives de sa mère d?avorter, et bien décidé à se suicider, « je m’avorte. Il ne faut jamais contrarier sa mère. »

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