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On ne saurait ici se complaire à évider la mythologie de l’amour mater nel universel et naturel, a seule fin d’agression d’une belle histoire aussi  ancienne que notre ère. Le risque ce faisant serait d’ailleurs, en dénonçant  les « mères possessives » et autres « dominantes castratrices », d’alimen ter une autre mythologie, celle-ci originant le folklore machiste. Non, l’exercice ici serait bien plus sous-tendu d’un désir : soulager les mères du  fardeau de l’amour qui rend les enfants si pesants et fatigue le plaisir de  les désirer, les porter, les élever, et les laisser s’envoler.

Car nous nous trouvons, en France, dans cette étrange situation, à  savoir que la maternité se porte de mieux en mieux, tandis que les mères  vont de plus en plus mal.

Parmi les pays d’Europe comparables, la France est celui où le taux de  natalité est le plus élevé. Ajoutons que c’est aussi celui où les femmes qui  ont des enfants sont les plus nombreuses à travailler. On parle aujourd’hui  du « syndrome de la fatigue des mères ». Pourquoi cette fatigue associée  au sentiment de solitude est-elle si fréquente ? La présence d’un bébé est  un jeu d’éclipse qui ne livre pas ses règles ; elle institue un rapport d’em prise qui n’a rien de tendre.


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